Société des Amis du Musée de Montgeron

Bonne nouvelle !Journées du Patrimoine

Très bonne nouvelle ...Vous pouvez venir au Musée tous les jours de la semaine jusqu'au 26 septembre e 14h à 18 h  !

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 Comment ? Ai-je bien entendu ?

Oui oui ,le Musée est ouvert tous les jours de 14h à 18h

Et en plus une surprise vous attend dans une belle vitrine ....La dernière acquisition  ...

Un tableau de Blanche Hoschédé Monet ...................

Bon allez parce que c'est vous je vous le montre mais allez le voir dans sa belle vitrine ....

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Et pour preparer votre visite allez sur http://baladeaumusee.e-monsite.com/

A bientôt !

SAM JJ

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Petit changement /Journée du patrimoine au Musée

Chers Amis du Musée ,

 

Nous aurions été ravis de vous présenter le Musée avec ...

........à la clé ,une belle conférence de Madame la Conservatrice ,Michèle Juret .......mais pour des raisons personnelles et devant la

persistance de l'épidémie Covid 19 ,elle sera dans l'impossibilité d'assurer cette présentatation.....!

 

Nous nous excusons de vous avoir ainsi .....donné envie de voir les belles collections .....que vous pourrez voir sans aucun doute car

Les Amis du Musée sont les Amis du Musée donc vos Amis et ne vous laisseront pas sur votre envie ...

 

Venez donc faire un tour samedi 19 septembre à 17h ...Un Ami du Musée vous accueillera et pourra vous amener tout droit à cette

magnifique stèle de ANKH-HOR en calcaire et montrant des traces de pigments venant du site de Kôm Abou Billou et daté de

 Fin XXVe / Début XXVIe dynastie .

 

Acquisition sur le legs Josèphe Jacquiot

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"La stèle de Ankh-Hor est entrée dans notre musée en 2007.

Son bon état de conservation, la délicatesse de la sculpture en bas-relief dans le creux, l’intérêt des inscriptions hiéroglyphiques en font une œuvre particulièrement remarquable......"nous dit Michèle Juret.

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Et ce n'est pas tout ....vous pourrez admirer bien d'autres beautés aussi ,je vous invite à visiter le site du Musée pour préparer votre visite 

Cliquez ...Cliquez !

http://baladeaumusee.e-monsite.com

 

Belle et Bonne visite !

A très bientôt!

AMJJ

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Première conférence

Pour en voir davantage venez le Samedi 19 septembre 2020 à 17h00
dans le cadre des Journées du Patrimoine :


Visite commentée - Salles Etienne Drioton et Antiquités Egyptiennes
Par Michèle Juret, Conservatrice du Musée

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Le Musée fait sa rentrée !

Le Musée est fin prêt à vous accueillir ....et ,bonne nouvelle ,il a le plaisir de vous informer que toutes les salles lui seront à nouveau disponibles ....Car ,comme vous le savez la Maison de L'environnement retrouve ses locaux avenue de la République ,devient Maison de l'Agglomération et ouvrira ses portes prochainement ...

Vous trouverez donc dans les pages ,le programme des conférences par Michèle Juret ,sa conservatrice qui ouvre la saison avec l'accueil des "Amis de Champollion" venus spécialement de Troyes .

Les amis de Champollion

 Mais laissons Madame Juret nous expliquer la rencontre:

"Les amis de Champollion"   (égyptologues et égyptophiles), venus de Troyes ont grandement apprécié notre collection et ne manquerons pas de l'évoquer lors de leurs nombreuses réunions et conférences (l'association est très dynamique). Vous trouverez ci-joint un cliché de leur passage, sachant que les masques ont été enlevés seulement pour les besoins de la photo et que les précautions sanitaires ont été respectées."
Et elle ne manque pas de nous relancer avec son dynamisme habituel  sur la piste paloise:
"Par ailleurs, le Musée et les archives Drioton seront à l'honneur le 22 septembre à Pau puisque lors d'une soirée rencontre de la Société d'Egyptologie la vidéo de notre exposition 2019 sera présentée par la Présidente Madame Ginette Lacaze. Voici un extrait de cette annonce:
 L'exposition E. Drioton (Montgeron, 2019) 
Le public qui, en 2017, a assisté à la conférence de Mme Michèle Juret "Etienne Drioton, un savant au service de l'Egypte" connaît cette figure exceptionnelle de la science française (1889-1961). Ses archives photographiques, conservées au Musée Josèphe Jacquiot de Montgeron (Essonne), ont fait l'objet d'une exposition au Carré d'art, en janvier 2019, sous le titre : " Etienne Drioton, un égyptologue au fil du Nil". La mémoire de cet événement culturel a été conservée par deux vidéos (1), qui seront présentées lors de cette soirée par Ginette Lacaze, Présidente de la S.E.P. Les amis de l'Egypte ne manqueront pas d’être séduits par ces images (2).
      (1) Ville de Montgeron.
      (2) Obligeamment transmises par Mme.Juret.
Oui ,notre Musée de Montgeron s'exporte ....C'est dire l'importance non négligeable de ses collections .
Vous les avez déjà vues ?Non?....Alors qu'attendez vous pour vous précipiter au Musée?

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L'oeuvre de la semaine par Michèle Juret

Chers amis ,

Un petit peu d'ouverture dans ces temps difficiles de crise sanitaire ...

Certains de nos petits reprennent le chemin indispensable de l'école .....apprendre ...apprendre ...et bientôt ,puisque les grands muées ne seront pas encore ouverts et difficiles d'accès par des trans ports en commun à reserver à ceux qui en ont le plus besoin ...pourquoi ne pas les emmener dans notre musée local,celui de Montgeron ?

Oui,oui à côté de chez vous ....ils ont le droit d'ouvrir maintenant ....et ,en plus ,vous ne savez pas où car le temps n'est plus au soleil .....alors voici l'oeuvre de la semaine que nous fait découvrir Michèle Juret ,la conservatrice du Musée Josèphe Jacquiot de Montgeron.... 

Belle découverte et allez l'admirer au Musée !

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LE CHAOUABTI de NEFERRENPET

Neferrenpet

 

Vizir de Ramses II 

 

 XIXème dynastie, Nouvel Empire

 

 

 

 

 

 

Ce chaouabti, (ou serviteur funéraire) au nom de Neferrenpet est en terre silicieuse à glaçure verte et brune, il mesure 14,5 cm de hauteur. Le corps est momiforme,  une perruque tripartite encadre son visage, un collier ousekh orne sa poitrine, ses deux mains tiennent les instruments aratoires.

Au niveau des jambes, une inscription verticale en caractères hiéroglyphiques mentionne le nom et les titres du défunt « Que soit illuminé l’Osiris, l’intendant de la ville, le Vizir Neferrenpet ».

Un chaouabti du même personnage, exposé au musée de Florence, livre une titulature plus complète « L’Osiris Prince héréditaire, gouverneur, Père divin, aimé du dieu, Celui de la Porte (le Juge), Bouche d’Hiérakonpolis, Prophète de Maât (déesse de la vérité), Intendant de la ville, Vizir Néferrenpet »[1]

Ces chaouabtis (ou ouchebtis) apparaissent dans les tombes du Moyen Empire. Ils font partie du mobilier funéraire du défunt. Leur rôle, magique, est très important. En effet, l’Egyptien croyait en une seconde vie dans l’au-delà qui devait être à l’image de sa vie terrestre. Il pourrait s’alimenter, respirer, profiter de moment agréables, banquets, chasse, pêche… mais il serait aussi corvéable et appelé à exécuter des travaux pour le dieu. Ces statuettes accompagnent le défunt dans sa tombe, afin de le remplacer magiquement pour exécuter ces corvées à sa place. Traditionnellement elles portent le nom et les titres du défunt et parfois le chapitre VI du L.d.M. qui défini leur rôle  « Si je suis appelé pour faire les travaux…l’embarras t’en sera infligé…Me voici ! diras-tu.  »[2]

 

Ajoutons que ces serviteurs funéraires sont le plus souvent figurés debout, parfois gisants, momiformes ou  en costume des vivants. Divers matériaux ont été utilisés pour leur fabrication : bronze, bois, pierre, terre cuite, faïence glaçurée. Le musée présente  une collection intéressante : un ouchebti royal[3] en bronze ayant appartenu à Psousennes 1er,  un autre serviteur momiforme en très belle faïence à glaçure bleue, enfin une statuette en costume des vivants, en bois stuqué et peint, inscrite au nom de Pashedou.

 

Néferrenpet était un personnage très important, l’un des vizirs de Ramsès II dans les années 57 à 60 de son règne. Il eut l’insigne honneur d’annoncer la 10ème ou 11ème fête Sed[4] du roi. Ceci est particulièrement bien attesté dans une inscription du temple d’el-Kab[5].  Très haute personnalité, le Vizir est au sommet de l’administration pharaonique. Il contrôle l’ensemble de l’appareil bureaucratique, la justice, les transports, l’armée, les travaux… Il est garant de la Maât symbole de justice, vérité, ordre social. Le Liverpool Museum possède un pyramidion au nom de notre vizir, Leyde une statue et Berlin une stèle. Une autre très belle stèle votive du Metropolitan Museum of Art de New York offre une représentation d’un vizir en offrande. Il s’agit d’un certain Neferrenpet (mais peut-être vizir sous Ramsès IV).

 

Cette œuvre a été acquise pour le Musée le 29 avril 2006  sur les fonds provenant du legs Josèphe Jacquiot.

Michèle JURET

[1] - Jacques-F. AUBERT et Liliane Aubert « Statuettes Egyptiennes chaouabtis ouchebtis », p. 96, Paris 1974.

[2] - Paul BARGUET, « Le Livre des Morts des anciens Egyptiens » p. 42, Paris 1967.

[3] - A compter de la XXIème dynastie, le chaouabti devient ouchebti, « répondant ».

[4] -Fête jubilaire royale, célébrée à l’issue de 30 ans de règne. Ensuite elles seront plus fréquentes.

[5] - Pierre GRANDET, « Un Texte Historique de Ramsès III (et autres textes ramessides) RdE 41, p.98.

 Date de dernière mise à jour : 30/03/2020

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Objet du jour /Masque plastron de momie

 

Bonjour à tous ,

Et voici notre objet de la semaine commenté par Michèle Juret ,que vous pourrez voir dès la réouverture du Musée Josèphe Jacquiot qui ,contrairement aux grands Musées pourra réouvrir avant eux.Nous vous informerons dès que possible.

En attendant admirez et savourez :

 

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MASQUE PLASTRON de MOMIE

Egypte, Epoque Romaine, IIIe siècle

Stuc, verre, pigments et traces de dorure

 H. 28 cm. L. 49 cm  Inv. 2009.2

 Acquisition sur les fonds du legs J.Jacquiot

 

Fait de stuc, il a conservé une grande partie de sa polychromie.

Il représente une défunte au délicat visage de forme triangulaire.

Les cheveux noirs, partagés par une raie médiane, sont coiffés en bandeaux à larges crans rassemblés en une torsade enroulée sur l’arrière de la tête.

Les traits sont fins, les yeux, ourlés de noir, sont incrustés de verre et peints, les cils sont parfaitement dessinés.

Deux colliers ornent son cou, l’un composé de grosses perles, l’autre de couleur or soutient un pendentif.

Elle est vêtue d’une tunique et d’un manteau plissé montant derrière le cou de couleur pourpre, qui laissent deviner la poitrine ; la main droite maintient contre elle au niveau de la taille la couronne de fleurs de la justification d’Osiris.

Un bracelet d’or s’enroule autour du poignet droit.

 

 

 

 

 

 

Les masques plastrons de l’Epoque Romaine.   (30 av. J.-C. à 395 ap. J.-C.)

Après la défaite d’Actium et le suicide de Cléopâtre VII, l’Égypte tombe sous la domination romaine. Cependant, la civilisation de l’antique Égypte continue d’exercer sa fascination. Les croyances funéraires promettaient une seconde vie subordonnée à la conservation du corps ; ainsi pour celui qui souhaite être inhumé selon la tradition égyptienne on pratiquera la momification.

L’Epoque Romaine a livré nombre de ces masques plastrons, notamment sur les sites de Touna el-Gebel et Antinoë. Ces artéfacts, posés sur la momie sont modelés en plâtre, sable, argile ou stuc mélangé à de la colle résine et recouverts de pigments polychromes. Leur composition évolue au cours du temps. Pour les plus anciens, le défunt est allongé, tête à l’horizontale en prolongement du corps. A partir du IIe siècle la tête est relevée, évoquant ainsi l’éveil du défunt à la vie. C’est le cas de l’œuvre présente dans notre collection.

D’autres techniques et d’autres supports ont été utilisés durant cette époque pour immortaliser l’image de celui ou de celle qui n’est plus. Evoquons les « Portraits du Fayoum », ainsi nommés parce que les premiers retrouvés provenaient de cette région du Delta.  Ces merveilleux portraits étaient exécutés sur panneaux de bois, tout d’abord selon la technique de la peinture à la cire, puis à la détrempe. Citons encore les cartonnages peints ainsi que les linceuls, autant de supports sur lesquels on reproduisait l’image du disparu.

Ces œuvres des premiers siècles de notre ère témoignent de la survivance des croyances funéraires des anciens égyptiens à l’Époque Romaine.

Michèle Juret

 

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L'oiseau Bâ

Chers amis du Musée ...

Eh oui ,hélàs ,vous ne pouvez visiter le Musée ....aussi ,c'est le Musée qui vient à vous chaque mercredi après midi  avec une oeuvre commentée par la conservatrice Michèle Juret .

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Statuette d’oiseau Ba à visage humain

Bois polychrome

Hauteur : 11,4 cm et 16 cm

Datation : Basse Epoque – Epoque Ptolémaïque

Un oiseau Ba dans la collection d’antiquités égyptiennes du Musée de Montgeron. Cette petite statuette a été acquise lors d’une vente « Pierre Bergé » à Richelieu-Drouot Paris, le 1er décembre 2011 sur les fonds du legs Josèphe Jacquiot. Elle provient vraisemblablement d’une tombe égyptienne.

 

Cet oiseau falconiforme est posé sur un petit socle rectangulaire. Comme la plupart des statues et statuettes égyptiennes il se présente en position frontale. La tête humaine est coiffée d’une perruque tripartite dégageant l’oreille surmontée du disque solaire. Les ailes sont repliées en position de repos, les pattes ont aujourd’hui disparu. Des restes de pigments témoignent qu’à l’origine il était peint.

On peut aisément le comparer à une œuvre similaire présentée au Musée du Caire, un oiseau-âme, encore appelé oiseau-ba, trouvé dans le tombeau de Touya, daté du Nouvel Empire. On observe cependant entre ces deux artéfacts quelques différences. D’une part celui de Touya est assis près d’une table d’offrandes, ce qui n’est pas le cas pour celui-ci. D’autre part, notre statuette est surmontée du disque solaire et ceci n’apparaît qu’à la Basse époque. Ces statuettes d’oiseaux-ba étaient déposées dans les tombes lors de l’inhumation.

En témoigne ce décor de paroi de la tombe d’Horemheb où l’oiseau-ba est présent dans le cortège funéraire.

Bien que les représentations hybrides, mi-humaines mi-animales soient courantes dans l’iconographie égyptienne, ce curieux oiseau à tête humaine peut nous interpeller. Il apparaît dans l’écriture hiéroglyphique dès le Moyen Empire, puis, à partir du Nouvel Empire nous le retrouvons dans les vignettes  des papyri Livre des Morts, sur les parois de tombes, le mobilier funéraire ainsi que dans la statuaire. C’est l’image choisie pour évoquer le « ba », un mot que l’on peut traduire par « âme » ; l’âme du trépassé. Le regard que nous posons sur cette entité nous plonge directement au cœur des conceptions funéraires, si particulières des anciens Egyptiens.

 

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 Ainsi, les textes évoquent pour le défunt plusieurs devenirs post-mortem...

   Un Devenir Osirien qui lui permettra de vivre dans l’au-delà une seconde vie, à l’image de sa vie terrestre, de cultiver les champs d’Osiris encore appelés "champs de Ialou", "champs des Souchets" ou "Campagne des Félicités". Ils évoquent aussi un Devenir stellaire – le défunt suivra Orion dans sa course - et un Devenir solaire. Ce dernier est très important pour l’Egyptien.  Le défunt doit renaître chaque matin en même temps que le soleil, monter dans la barque divine et le suivre dans son périple.

   Comment concilier ces devenirs qui nous paraissent si antinomiques ? Sous quelle forme ? La pensée égyptienne semble avoir tout prévu avec la création de l’entité-ba, car celle-ci, intermédiaire privilégiée, devient la réponse même à cette question.

Par ailleurs, pour l’Egyptien antique, l’homme est composé de cinq éléments qui seront dissociés par la mort : le corps, l’ombre, l’esprit Akh, le ka et le ba.

Le corps sera déposé dans la tombe. L’ombre participe de l’intégrité du défunt mais acquiert une certaine indépendance. L’esprit Akh est un pouvoir surnaturel que possède le défunt. Le ka, force vitale de l’individu, puise son énergie dans la nourriture. Le défunt survivra par son ka grâce aux offrandes alimentaires. Enfin le ba est un élément indispensable à la survie du défunt.

Nous entrons avec le ba  dans un domaine quasi-magique où tout est possible. Il émane du corps du défunt. Il jouit d’une totale liberté, peut sans entrave quitter la tombe, sortir le jour. Il est doué d’une force physique vitale et intellectuelle qui lui permet de mener la vie active qui était celle de son défunt. Celui-ci vivra à travers son ba qui devient son alter ego indispensable. C’est la réunion du ba et du corps qui assurera sa survie. De plus le ba est doué de pouvoirs surnaturels, sa destinée est divine, il montera dans la barque de Rê. C’est en cela qu’il devient l’intermédiaire entre les différents devenirs post-mortem. En parcourant les textes du Livre des Morts nous percevons l’importance que revêt cette entité ba et retrouvons au fil des chapitres les nombreux souhaits exprimés par le défunt pour elle. Les différents supports qui l’évoquent, témoignent  combien  à travers sa destinée divine elle participe avec le défunt à une seconde vie dans une interdépendance à la fois indispensable et émouvante.

Posons désormais un autre regard sur ce petit objet, cet oiseau à tête humaine figuré assis dans une vitrine de notre Musée. Nous ne soupçonnions pas combien sa présence dans une tombe, matérialisait l’importance de cet élément indispensable à la survie.

Michèle Juret

Merci à Mme Juret et à mercredi prochain....en attendant de venir l'admirer dès que vous pourrez sortir....

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On est là!!!

Tout d'abord j'espère que vous vous portez bien.
Voici quelques nouvelles du Musée Josèphe Jacquiot. Les activités prévues tant à Montgeron que dans la région de Nancy, Strasbourg et Paris ont été soit annulées soit reportées. Vous en trouverez les détails sur notre site.
Sur le site encore . Après l'article, relativement récent sur le masque de sarcophage d'époque Romaine, un nouveau vient d'être publié détaillant l'iconographie de la couverture de momie d'Horiou. Oeuvre extrêmement intéressante ....
http://baladeaumusee.e-monsite.com

Momie

  Portez-vous bien
Bien cordialement
Michèle Juret.
Conservatrice du Musée Josèphe Jacquiot
Et voici le commentaire que Michèle Juret vous propose aujourd'hui au sujet de cet objet :

COUVERTURE DE MOMIE AU NOM DE HORIOU

       Epoque ptolémaïque (de 332 à 30 av. J.-C.)

Toile stuquée et pigments.  H. 118 cm.         Inv.  2009.1

Acquisition sur les fonds du legs Josèphe Jacquiot    

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Cette grande couverture de momie est constituée de plusieurs épaisseurs de toile agglomérée stuquée et peinte. Le répertoire iconographique est réparti en onze registres disposés verticalement sous le large collier. Ils sont limités, au centre et sur les côtés, par trois colonnes hiéroglyphiques qui donnent le nom du défunt, sa filiation ainsi que des formules de souhaits « Horiou, fils de Toutmen, né de Tasheret Pa Bik, puisses tu reposer en paix dans ta sépulture d’éternité et dans ton mausolée d’éternité… »

 

La partie supérieure est bordée d’un liseré. Un large collier gorgerin couvre la poitrine. Il est constitué de sept rangs à décors de motifs rouges et verts alternés sur fond ocre, évoquant des incrustations de pierres dures ou de pâtes de verre. Il enserre un pectoral en forme de naos posé sur une fleur de lotus.  La triade osirienne y est représentée. Isis et Osiris encadrent le dieu fils Horus. Les divinités, momiformes, sont assises et tournées vers la droite

 

Paraissent ensuite, occupant des vignettes séparées par une inscription hiéroglyphique verticale et des bandes horizontales ouvragées, plusieurs divinités le plus souvent orientées vers le centre et se faisant face en miroir. On y retrouve notamment :

Khépri le soleil levant sous la forme d’un scarabée ailé surmonté du disque solaire, symbole de renaissance. Le défunt suivra le soleil dans sa course, il renaîtra chaque matin en même temps que Khépri.  

La déesse Maât est coiffée du disque solaire dans lequel on reconnait son symbole, la plume d’autruche. Déesse de la justice, de la vérité et de l’ordre social, elle se tient debout ailes déployées devant Horus sous sa forme hiéracocéphale. Le dieu, assis sur un lotus, tient  le sceptre ouas. Il est coiffé des couronnes de la Basse et de la Haute Egypte. Il est le maître des deux terres.

Oupouaout à tête de canidé, « celui qui ouvre les chemins », est figuré quatre fois, deux par deux et tenant le sceptre ouas.

Les enfants d’Horus, sont les protecteurs des viscères, Amset à tête humaine, Hapy à tête de babouin,  Douamoutef à tête de chien et  Quebehsenouf à tête de faucon.

Le naos d’Osiris, dieu des morts et de la renaissance, vogue dans la barque Neshemet, barque de la nuit.

Nekhbet, déesse vautour protectrice de la Haute Egypte est coiffée de la couronne blanche, Ouadget déesse cobra protectrice de la Basse Egypte la couronne rouge.

Une divinité debout, bras repliés à angle droit, supporte la barque solaire. On peut penser qu’il s’agit de Heh, personnification du temps et de l’espace, image de Chou dieu de l’air et de la lumière.

Les âmes de Pé et Dep sont les divinités tutélaires de la Haute et de la Basse Egypte.

Anubis, sous la forme d’un canidé couché sur le tombeau est le seigneur et gardien de la nécropole. Patron des embaumeurs, il préside à la momification.

 

La présence de cette riche sélection de divinités du panthéon devait protéger le défunt.

Michèle JURET

 

Bibliographie :

J.- P. Corteggiani.  L’Egypte ancienne et ses Dieux, Ed. Fayard, 2007.

Catalogue de vente :  Pierre Bergé, archéologie, Paris 17 janvier 2009.

 Revenez nous voir !Michèle Juret vous présentera un autre objet du Musée que vous aurez tout losir de venir admier après le confinement....

A très bientôt!

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Visite au Musée

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- Collection...?collection....oui moi je fais collection de coquillages...me dit ce petit garcon

- Très bien....mais sais tu que dans un Musée comme celui de Montgeron on peut voir des collections d'objets?

-Ah...alors ,on peut y voir beaucoup de coquillages?

-Oui,si tu veux mais...pas tout à fait dans le Musée de Montgeron..

- Alors,quoi?

-Si tu veux ,je vais te les montrer....allez,je t'emmène le Samedi 14 mars​ 2020 à 16:00  ,la Visite des collections sera  commentée par Elisabeth Bazin, Présidente de la Société d’Histoire Locale.....

A bientôt!

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Retour de voyage des vacances de Février

Ce dernier mercredi je retrouvais les petits ....

- Alors ,as-tu passsé de bonnes vacances ?

- Oh ,oui et tu sais quoi ?....En une journée on a pris un autobus ...un train...un avion ..un tramway et en rentrant j'étais content de retrouver mon vélo ......

- Eh bien ! Tu en as eu de la chance ....mais sais tu comment on faisait au temps des Pharaons il y a quelques milliers d'années ?Non?Alors vien ,je t'emmène au Musée de Montgeron ....Madame Juret va nous expliquer tout cela ....

Et nous voici pour la conférence au Musée de Montgeron embarqués pour un grand voyage retour vers le passé ....en bâteau ....en char tiré par des chevaux 

 

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Et Madame Juret nous donne rendez vous le 1er Avril à la                                                                                                                rencontre d'Aménophis III....En attendant venez vous promener au Musée !

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